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Explorer l’aquarelle à travers le Foxy Loir Challenge « 5 jours 5 monstres »

C’est quoi le Foxy Loir Challenge ?

Le Foxy Loir Challenge est un challenge créatif lancé sur les réseaux sociaux par deux copines créatives Julie de @fantastiquemadamefox et Claire de @lapanthereloir. La première adore les paysages, les renards et l’aquarelle, mais aussi les neo color. La seconde est illustratrice en fantasy et manie aussi bien l’aquarelle que le digitale.

Deux fois par an, elles se réunissent pour concocter ce challenge qui dure sur une mini semaine. Juste avant Inktober, elles proposent la version « 5 jours, 5 monstres » et cette année le thème portait sur les éléments : l’eau, le feu, la terre, l’air puis l’esprit. De quoi vraiment créer en toute liberté du 23 au 27 septembre 2026 !

Mon angle d’attaque créatif

Depuis trois ans que je suis le Foxy Loir Challenge, j’ai dû rater une seule édition par manque de temps. Pour participer et quand même trouver le temps de travailler, manger, et vivre (lol), j’ai pris plusieurs décisions avant de ne pas passer plus de 3h par jour sur chaque illustration.

  • un thème principal : le folklore français (imaginé ou mythe établis)
  • un format petit : le polaroïd dans un carnet accordéon fait par mes soins avec du papier 100% coton
  • un croquis basique : des recherches rapides au crayon mais ni croquis trop long, ni transfert de dessin avec un calque ou une table lumineuse, juste à main levée.
  • une session d’aquarelle courte avec peu de couches
  • pas de recherche préalable sur les couleurs, à l’instinct et à l’envie.
  • un matériel restreint : un crayon de bois, une gomme, un crayon fin waterproof gris et ma palette d’aquarelles artisanales de voyage

Ainsi, j’ai fait en sorte de ne pas passer trop de temps sur chaque aquarelle. J’ai quand même consacré, sans compter les histoires que j’ai écrites à côté, au moins 2h30 pour chaque thème.

Alors, c’est parti, je vous emmène avec moi dans cette aventure « monstrueuse », pas si monstrueuse.

Mini avertissement : si le plésiosaure a existé (même si ce n’était pas dans les lacs en tant que squelette fantôme), la sirène des volcans est une totale invention de ma part et ne repose pas sur du folklore existant. La légende de la Bête du Gévaudan existe, mais pas celle du renard du Larzac. Les histoires autour de la Dame Blanche sont nombreuses, mais j’ai inventé ma propre version. Pour finir, libre à chacun de croire que ces entités existent réellement ou non 😉

L’eau : le plésiosaure hantant les lacs de France

Le plésiosaure hantant les lacs de France (car en bon fantôme/squelette, il va où il veut…).

Le plésiosaure était un grands reptiles marins prédateurs (et non pas un dinosaure comme je l’ai raconté sur instagram). Il avait plein de dents retroussées vers l’arrière pour empêcher ses proies de sortir de sa gueule… Vous frissonnez n’est-ce pas?

Au lieu de hanter les mers, où il pourrait rencontrer des rorquals ou des baleines… Notre plésiosaure préfère loger dans nos lacs français. Il aime se régaler d’un plongeur ou d’un nageur aventureux.

Mon inspiration est le squelette retrouvé en Occitanie à côté de Tournemire en Aveyron. Une reproduction de ce squelette est actuellement visible dans le village et l’original est au musée de Millau. Si j’aimais déjà l’Aveyron, c’est clairement un point en plus pour cette belle région. Je suis une fan girl de monstres et animaux marins.

J’ai enfin pu tester ma nouvelle palette de voyage, que je venais juste de préparer ! Elle est parfaite évidemment ! Trente couleurs de ma fabrication, des emplacements pour des pinceaux, une palette de mélanges par Lucie de La Pigmentière.

Les couleurs en guest star : Vol d’hirondelle pour le bleu ciel et Ardesia.

Le feu : la sirène des volcans

La sirène des volcans est un être bien particulier… faite de pierre, et non de chaire, elle ne vit que de lave et d’âmes d’aventuriers égarés.

Elle se trouve initialement dans les volcans de la Chaîne des Puys, en Auvergne. Depuis que ces volcans sont éteints, personne n’en a plus vu une seule.

Enfin, ceci dit, personne n’est jamais revenu entier d’une rencontre avec l’une d’elles.

Ma palette de voyage d’aquarelles artisanales toujours en service avec en guest star : les rouges Somnia et Corail mais aussi le nouveau jaune froid Séléné.

La terre : Le renard du Larzac

Le renard du Larzac est un lointain cousin du loup du Gévaudan. Il est moins connu car plus discret. Il faut dire qu’il n’a pas défrayé la chronique en dévorant goulument des vierges, des enfants et des brebis. Il a un régime strictement végétarien. Il adore les lapins, en vie.


Il a parfois été aperçu de nuit, mais il aime se promener dans le Larzac de jour en compagnie de sa sorcière. Si lui est immortel, la sorcière ne l’est pas.

« Les sorcières du renard sont magiciennes de mère en fille. L’actuelle sorcière aurait une vingtaine d’années d’après les rares témoignages recueillis dans la région.
Elles sont appelées sorcières, mais elles sont soigneuses. Remplaçant les hospitaliers, elles assurent les soins aux voyageurs et aux pèlerins.
Elles ne se mélangent pas à la population locale. Excepté pour trouver un géniteur, qu’elles ne reverront plus ensuite, leur seule compagnie étant le renard du Larzac. C’est d’ailleurs lui qui les élève à partir de leur quinze ans, leur mère mourant assez tôt. »
(Extrait d’archives datant de 1909)

Pour les aquarelles artisanales utilisées : beaucoup de mélanges évidemment, mais notamment le vert Sous les nénuphars du Set Poucelina, qui est si flamboyant !

L’air : la Dame Blanche

La Dame Blanche est une légende assez connue. On l’a trouve sous plusieurs formes à travers la monde.

En France, et plus particulièrement en Normandie, La Dame Blanche est une sorcière métamorphe. Elle est connue sous la forme d’une belle chouette effraie dont l’envergure dépasse de loin celle de ses filles, les petites Tyto Alba (c’est le nom scientifique de la chouette effraie).

La nuit, sous sa forme de rapace, elle arpente les plaines. Son terrain de chasse préféré : les campeurs sauvages. Si vous avez le malheur de dormir plus d’une nuit au même endroit, gare à vous. Le bivouac est plus que recommandé sur les Terres Normandes. Et pour les petits malins, attention, la Bretagne n’est pas loin…

Le jour, elle redevient femme. Si vous la croisez, vous la reconnaîtrez à son apparence très proches de celle de l’effraie. Sa chevelure grise, sa robe ocre ornementée de broderie et de bijoux de pierres de lune, son teint blanc qui rappelle la pâleur de la mort.

C’est une sorcière discrète et bienveillante. Elle a à cœur de protéger son territoire ceci dit. Soyez un randonneur sage et respectueux de votre environnement et votre pèlerinage en terres normandes devrait bien se passer. Ayez l’outrecuidance de jeter ne serait qu’un mouchoir en papier ou un trognon de pomme et vous tomberez peut-être sur elle à la tombée de la nuit.

Sa vision est perçante, vous ne pourrez pas la berner.

La Dame Blanche attire autour d’elle son peuple, et c’est pour cette raison que la chouette effraie est un rapace qu’on trouve beaucoup en Normandie (mais pas seulement). Notamment dans les clochers et les bâtisses abandonnées.

J’ai testé de gratter le papier avec un cutter fin pour faire réapparaître le blanc du papier et… j’adore le résultat !

Et pour les aquarelles artisanales : l’ocre jaune doré Capitouls et le bleu Pastel des teinturiers du set La Garonnette, les couleurs éphémères gris Cygnon, gris de payne Ardesia et mon nouveau bleu ciel Vol d’Hirondelle du set Poucelina.

L’esprit : le Diable

J’ai eu beaucoup d’idées différentes. J’ai d’abord voulu essayer de récupérer la légende de Dracula et de la transformer pour correspondre à une légende locale française, puisque les vampires ont justement ce pouvoir sur les hommes et les femmes de manipulation de l’esprit, d’envoûtement notamment.

Mais j’ai fini par opter tout simplement pour le Diable.

Le diable, du grec diabolos, est celui qui divise, celui qui trompe, celui qui ment, celui qui contrôle…

Le Diable n’est pas une entité uniquement française. Notre dernière scène ne se situe donc nulle part en particulier : elle pourrait se dérouler partout, en vérité. Ceci dit, je n’ai pas fait de recherches approfondies, il doit bien exister des figures proches du diable dans notre folklore.

Pour mon illustration, on peut voir un homme, un pauvre pêcheur, qui s’en remet à Dieu pour sauver son âme. Mais il idolâtre la mauvaise entité… il l’ignore mais le Diable lui susurre des mauvaises pensées. Il va le conduire malgré lui à sa perte.

Selon les cultures et les époques, le Diable n’est d’ailleurs pas toujours représenté de la même manière. J’ai choisi de coller à une de ses représentation commune (en partie du moins) : une forme humanoïde, une chimère mi-bouc, mi-scorpion… mais attention le Diable peut aussi être beau.

Là, il incarne celui qui cherche à détourner le brave et le pieux de son chemin de bon chrétien en murmurant le mal…

Une idée qui m’est notamment venue du passage de la Bible où Jésus part dans le désert pendant quarante jours et quarante nuits. Il y est tenté par le Diable, qui va tout faire pour le dévier de sa piété.

Pour peindre j’ai joué avec plusieurs couleurs. La principale étant Ardesia, la couleur éphémère de février 2026. Le ciel se partage entre Vol d’hirondelle, Argus et Splendens. Et évidemment ma belle palette de mélanges de Lucie de La Pigmentière.

Pour finir

Fierté d’avoir participé !

Je suis particulièrement reconnaissante à Julie et Claire pour continuer d’organiser ce challenge. Non seulement j’ai adoré les thèmes, mais en plus cela m’a permis de reprendre les pinceaux après une petite pause.

Je suis fière d’avoir participé mais aussi bien contente de mes illustrations. Même si leur simplicité n’est pas à mon goût, j’ai beaucoup aimé changé de façon de peindre : tracer des traits puis peindre, au lieu de me cantonner à mon dessin habituel à l’encre de chine.

Bilan sur ma palette de voyage

Sans surprise ma palette de voyage est géniale.

La palette de mélange fabriquée par Lucie La Pigmentière s’adapte parfaitement. Mes rangements pour les pinceaux sont à perfectionner, cependant ce n’est pas gênant.

Ni trop de couleurs, ni trop peu. J’ai les couleurs de base pour faire plein de mélanges, certaines couleurs que j’utilise beaucoup trop pour ne pas les avoir toutes prêtes à l’emploi, et quelques couleurs bonus/chouchou. Si un article de blog sur le choix de mes couleurs vous intéresse, n’hésitez pas à me le dire !

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